Débat sur les orientations du PLU (Conseil Municipal du 26 mars 2013)
Le Conseil Municipal du 26 mars était principalement consacré au débat sur le PADD (Plan d’Aménagement et de Développement Durable), qui constitue le premier document du dossier du futur PLU (Plan Local d’Urbanisme) en cours d’élaboration (voir nos articles précédents Elaboration du PLU : réunion publique du 1er février 2011 et Le Plan Local d'Urbanisme).
Le PADD définit pour les 15 ans à venir les orientations générales d’aménagement et d’urbanisme que l’on se donne pour le développement de notre commune. C’est un document général, qui sera précisé par les autres documents en préparation, et notamment le règlement et ses annexes.
Le document présenté, du fait de sa généralité, n’a appelé que peu de remarques de notre part.
Nous nous sommes toutefois formellement opposés à la régularisation en zone d’urbanisation à destination économique des terrains agricoles le long de la RN10, qui sont actuellement indûment utilisés pour une activité commerciale illégale de vente de voitures d’occasion.
Le paragraphe sur l’offre de logements a également été l’occasion pour nous de rappeler notre politique en matière d’accroissement de la population et de logement :
- Nous sommes opposés à une trop forte et trop rapide augmentation de la population des Essarts, à fortiori nous sommes opposés à une politique volontariste de croissance de la population, telle qu’elle est esquissée dans les orientations du PADD proposées par l’actuelle majorité.
- Sans nier la poussée que nous subissons du fait du reflux des familles qui ne peuvent se loger à Paris et en proche banlieue, nous considérons que nous devons nous limiter à une croissance « naturelle » de la population, sans rechercher, ni à fortiori amplifier, des nouveaux apports de population.
- Accroissement de la population est synonyme d’augmentation du nombre de logements : nous considérons donc comme trop élevé l’objectif de 600 logements entre 2088 et 2025 que l’on veut nous imposer. Nous ne voulons pas « payer » le déficit de logements que d’autres ont créé, alors même qu’ils ont créé chez eux, sans en créer chez nous, des concentrations d’emplois et qu’ils ont oublié de développer en parallèle les logements et les moyens de transport. Devant ces politiques incohérentes, nous considérons qu’en tant qu’élus locaux, nous avons le devoir de nous insurger et de résister.
- En ce qui concerne les logements sociaux, si nous adhérons à la nécessité d’en construire pour satisfaire aux besoins des Essartois, et parce que nous reconnaissons le « droit au logement », nous considérons qu’une proportion d’environ 20 % est un bon objectif, et non un minimum comme le PADD le laisse entendre, pour sauvegarder une bonne cohésion sociale et donc une paix sociale.
- Cette politique que nous prônons de modération de l’accroissement de logement et de population, nous est dictée par deux considérations :
- La première est la nécessité de maîtriser l’évolution de notre ville, son climat social, son cadre de vie, son ambiance générale, maîtrise que l’on perdrait avec une évolution trop rapide.
- La seconde réside dans les conséquences financières d’un accroissement rapide sur l’ensemble des équipements publics (scolaires, périscolaires, voieries, stationnements, traitement des eaux usées,…), qui nécessiteraient des investissements qui vont bien au-delà des possibilités « raisonnables » de la communes.
Nous en sommes encore au stade du PADD, un document de portée très générale. Mais nous resterons très vigilants sur le contenu des documents à suivre, dans le cadre de la formalisation du PLU.