Gestion budgétaire de la Ville et de la Région : les mêmes tendances !
A la suite du Débat d’orientation budgétaire qui a eu lieu lors du dernier Conseil municipal du 18 novembre, on ne peut malheureusement s’empêcher de faire le rapprochement entre la gestion de notre Commune et celle de la Région Ile-de-France…
Qu’en est-il effectivement ?
La Ville, tout d’abord. La gestion de l’équipe en place se résume simplement : un coûteux programme d’investissements de plus de 7 M€ (aménagement de la rue de Rome devant le groupe scolaire de la Romanie 1,4 M€, transformation de l’ancienne halte garderie en multi-accueil municipal 0,75 M€, construction d’un complexe culturel et sportif 3,2 M€, réhabilitation de l’ancienne mairie et de la salle Barreau 1,7 M€), dont la réalisation trop rapide entraîne le recours massif à l’emprunt (5 M€ empruntés en 3 ans, conduisant à un doublement de la dette de la Commune), et s’accompagne d’un important accroissement de charges de fonctionnement par l’embauche de personnels supplémentaires. Malgré des recettes exceptionnelles significatives (contrat départemental pour le développement de l’urbanisation 0,36 M€, remboursement anticipé de la TVA 0,35 M€, récupération de 0,5 M€ de provisions exceptionnelles), une première augmentation de plus de 10% des impôts locaux a déjà été nécessaire pour assurer le nouveau train de vie de la commune, en augmentation de 25% par rapport à la mandature précédente. La Municipalité compte sur l’accroissement des recettes fiscales du fait de l’augmentation de la population pour boucler son budget 2012. Cela suffira-t-il ? Rien n’est moins sûr…
La Région, maintenant. Dans le cadre de ses orientations budgétaires pour 2012, la Région fait le choix de creuser encore un peu plus sa dette (qui a déjà doublé entre 2004 et 2011), d’augmenter ses dépenses de fonctionnement (en recrutant encore de nouveaux personnels) et de ne pas renoncer à un train de vie à contresens de la réalité économique (acquisition de l’ancien hôtel particulier de la préfecture de Région, dans le septième arrondissement de Paris, estimé à 19 millions d’euros). Conséquence directe de cet emballement budgétaire, la charge supportée par tous les Franciliens va encore s’alourdir…
Revenons à la ville. Comme nous l’avons déclaré lors du débat d’orientation budgétaire, nous ne contestons pas l'utilité des investissements réalisés : certains, comme la rue de Rome, avaient d’ailleurs été initiés par notre équipe au cours de la précédente mandature, d’autres, comme un projet de Centre Culturel et Sportif ou la rénovation de l’ancienne Mairie, figuraient à notre programme électoral 2008-2014. Nous contestons en fait la stratégie de gestion appliquée par l’équipe actuelle, dont la précipitation entraîne pour la Commune une charge financière trop lourde, qu'il aurait fallu modérer par tous les moyens possibles : étalement dans le temps, recherche de subventions complémentaires, opérations modulables (par tranches), etc... En d'autres termes, investissements : OUI, mais à la hauteur de nos moyens, particulièrement dans la période de crise que nous traversons actuellement.
Qu’ils s’appliquent à la Commune des Essarts le Roi ou à la Région francilienne, les principes de gestion par des majorités de gauche sont les mêmes : une croissance trop rapide de la dette et des frais de fonctionnement qui hypothèque l’avenir des habitants !