Un budget 2011 à la dérive !

Publié le par Bien vivre aux Essarts

Les deux groupes d’opposition ont voté contre le projet de budget 2011 présenté au Conseil municipal du 16 décembre.

Si la Majorité semble avoir pris conscience, comme nous l’avions exprimé lors du Débat d’orientation budgétaire (Conseil municipal du 19 novembre), de la nécessité de mieux étaler les grosses dépenses d’investissement en se concentrant en 2011 sur les seuls projets du complexe culturel et sportif de Mauregard et la finalisation des travaux d’assainissement, on constate que le budget de fonctionnement, au contraire, affiche une dérive inquiétante, bien loin de l’impression d’un budget maîtrisé que la Majorité cherche à donner.

A la fin de la mandature précédente, le FONCTIONNEMENT de la ville coûtait en effet 4,8 M€. La stricte maîtrise de ce budget par l’équipe municipale conduite par Thierry Grosjean avait permis de ne pas augmenter les impôts sur les 7 ans de la mandature 2001-2007. Au budget 2011, les dépenses réelles de fonctionnement s’élèvent à 5,8 M€… 1 M€ de plus !

Dans ce budget, si les charges à caractère général et les charges de gestion courante (38% du budget en dépenses, soit 2,2 M€) apparaissent effectivement maîtrisées, il n’en est pas de même des deux autres postes :

-          Les charges de personnel (59%, soit 3,4 M€) représentaient seulement 2,6 M€ lors de la précédente mandature. Cette augmentation de plus de 30% (800 000 €) est la conséquence de l’évolution des effectifs de la ville qui sont passés de 86 personnes à 96 personnes sous l’actuelle mandature…

-          Les charges financières (3%, soit 207 000 €), qui correspondent au remboursement annuel des intérêts de la dette, étaient de 136 000 € à la fin de la mandature précédente. Elles augmentent de 52%, soit 71 000 € de plus en remboursement des intérêts du nouvel emprunt contracté pour la construction du complexe culturel et sportif de Mauregard.

Seule la pression sur les ménages Essartois permet de faire face à ces dépenses. En effet :

-          Les subventions versées à la commune (1,7 M€, soit 28% du budget en recettes) diminuent de 200 000 €, l’Etat en difficulté se montrant de moins en moins généreux.

-          Les impôts et taxes apportent 3,6 M€ en recettes, et représentent 60% du budget, conséquence de la forte augmentation de la fiscalité votée en 2009 par la Majorité, qui pèse sur les ménages, puisque ceux-ci contribuent désormais pour 500 000 € de plus chaque année au fonctionnement de la ville ! Pour mémoire, les taxes payées par les Essartois à la fin de la mandature précédente représentaient 3,1 M€. Le pire est que M. le Maire annonce au Conseil qu’il est en mesure d’assurer le rythme des dépenses « sans avoir recours à la fiscalité » ! Il semble oublier que l’augmentation de plus de 10% votée en 2009 est maintenue pour toutes les années à venir, et il annonce même en filigrane comme probables des augmentations futures…

-          Enfin la participation des familles aux services comme la cantine, la garderie, la crèche, les logements communaux (12% du budget, soit 700 000 €) augmente également fortement, notamment du fait de l’augmentation des tarifs des services et de la création d’une sixième tranche dans les grilles tarifaires.

Le budget 2011 se caractérise donc par une forte dérive des coûts de fonctionnement, majoritairement liée à l’augmentation des charges de personnel du fait de l'augmentation des effectifs, et à la charge croissante de la dette liée aux nouveaux emprunts. Ces postes sont des dépenses récurrentes, qui impactent le budget de la Commune à très long terme (18 ans pour la dette).

Ces dépenses récurrentes sont payées par les ménages Essartois, en particulier par l’augmentation des tarifs des services, et surtout par les impôts locaux, qui ont connu une forte augmentation, et qui seront peut être encore augmentés dans le futur…

C’est cette gestion là que l’ensemble des groupes d’opposition a condamnée unanimement, en votant CONTRE le projet de budget 2011.

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Publié dans Finances

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